Pourquoi j’ai rejoint le Mouvement Démocrate en 2007.
Adhérent de l’UDF depuis 2001, j’ai participé activement à la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007.
Je l’ai ensuite suivi dans la construction du Mouvement Démocrate par loyauté, par fidélité, mais surtout par conviction.
La conviction qu’une troisième voie est possible, que le clivage droite /gauche n’intéresse pas les français car ils sont nombreux à savoir qu’il sclérose la vie de notre pays.
Cette troisième voie politique, innovante, devait pour moi ressembler à ce que sont les démocrates américains.
Quand les socialistes français se réjouissent de l’élection de Barack Obama à la Présidence des Etats-unis d’Amérique, se rendent-ils compte qu’ils soutiennent un homme de droite ?
Un ami, de droite, me disait un jour : « ce qu’il y a de bien aux USA c’est qu’aux élections présidentielles tu as toujours le choix entre un candidat de droite et un candidat de droite ! ».
Cela montre bien le côté obsolète, dépassé de nos critères, de nos curseurs.
La gauche en France n’a jamais été capable de moderniser son discours et d’apporter des réponses aux questionnements des français : l’immigration, l’argent, la sécurité, la libre-entreprise,… Elle en meurt.
La droite en France a été incapable de voir l’absurdité de la globalisation financière, de la course à la productivité au seul bénéfice de l’actionnaire et parfois au détriment de l’humain, un capitalisme où l’argent par lui-même génère plus d’argent que l’innovation, la production de biens ou de services.
C’est parce que ces deux approches ne me convenaient pas que j’ai adhéré au Mouvement démocrate en 2007.
C’est aussi à une certaine vision de notre République que j’ai adhéré, de nos institutions, du rôle du politique, de son obligation d’exemplarité, de valeurs de rigueur, de courage, de clarté et d’écoute.
J’observe aujourd’hui une évolution dans la ligne politique du Mouvement Démocrate.
D’une ligne politique faite de liberté et d’indépendance, inhérentes à cette innovante troisième voie, je vois poindre, par la force des événements, des alliances pré-déterminées. L’UDF était inféodé à la droite, un allié automatique n’ayant qu’un seul droit : celui de se taire !
Le Mouvement Démocrate semble devenir l’allié naturel de la gauche.
J’adhère pourtant en partie à certaines idées d’un centre-gauche, social-démocrate et européen, ayant intégré la notion d’économie sociale de marché. Cette mouvance est portée par Strauss-Kahn, avant par Jacques Delors et, pour prendre des exemples de ma génération, par des réformateurs comme Manuel Valls, Vincent Peillon ou Pierre Moscovici.
Mais j’ai du mal à comprendre en quoi passer de l’allié automatique de la droite à celui de la gauche est « mieux » et surtout en quoi cela est conforme à l’idée que je me fais de mon Mouvement.
En politique, si l’on veut être pragmatique, on sait bien cependant que les alliances sont indispensables.
Mon idée, et c’est celle que j’ai mise en oeuvre lors des élections municipales de Vence en 2008, c’est que l’allié naturel du Mouvement Démocrate devrait être l’écologie, à partir du moment où elle est se place au-dessus des forces politiques traditionnelles.
C’est le cas de l’Alliance Ecologique Indépendante, de Cap21 de Corinne Lepage, et pourquoi pas d’Europe Ecologie si ce mouvement réussit à s’affranchir de certains vieux réflexes dogmatiques des Verts.
Pour notre région, et plus largement pour notre pays, une coalition des démocrates et des écologistes pourrait créer un ballon d’oxygène, un souffle de nouveauté et d’enthousiasme auprès des citoyens.


Bonjour Loïc
Personne à gauche ne demande au Modem de devenir un « allié automatique ». Autant vous prier de brûler vos stocks de papier à en-tête et prendre fissa votre carte au PS. La gauche en général et le PS en particulier sont plutôt composites – la joyeuse désignation de notre Secrétaire général l’a assez démontré. Ce nonobstant, vous dites adhérer certaines idées portées par DSK, Moscovici et d’autres. Cela ne suffit-il pas pour devenir a minima des « alliés conditionnels » au moins sur les idées que nous partageons, et en particulier certaines valeurs républicaines qui souffrent de rudes hématomes depuis deux ans ? Il ne s’agit pas de vous mettre sous le nez un contrat de gauchitude à signer, quoi qu’on en dise à Paris, mais reconnaître que la distance qui nous sépare est souvent moindre que celle qui vous sépare du Sarkozysme.
Bertrand, militant socialiste (courant DSK), partisan d’alliances avec le Centre.
L’identité écologique du Modem n’est pas audible. Faut-il avoir une carte d’un parti ou syndicat estampillé « Europe écologie » pour être crédible lorsque l’on parle d’environnement ?
Si l’on parle de la base, je ne pense pas qu’il y ai beaucoup de problème pour les « MoDem » à travailler avec les « Europe écologie ». En revanche, au niveau des appareils, on peut se poser la question de l’intérêt d’Europe écologie à s’allier au MoDem ?